Célèbre économiste américain jusqu'à présent connu pour ses théories sur le monde du travail, Jeremy Rifkin était l'invité de l'Université d'Eté du Parti Radical de Montelimar afin de partager sa vision de l'économie du 21e siècle.
Faisant le parallèle avec la fin de l'âge du bronze, Rifkin annonce pour sa part le « crépuscule des énergies fossiles » telles que le pétrole, le gaz naturel ou l'uranium. Des énergies fossiles qui deviendront de plus en plus rares et de plus en plus chères, d'autant qu'elles sont également convoitées par des puissances émergentes telles que l'Inde ou la Chine.
« Nous devons apprendre à réduire notre dépendance à ces énergies que nous utilisons dans tous les secteurs de notre économie : agriculture, industrie chimique, transports, chauffage ou production d'électricité sous peine de déclencher un réchauffement climatique incontrôlable et une extinction massive d'espèces animales ou végétales » a expliqué Jeremy Rifkin à un auditoire attentif.
A l'instar de la révolution internet et ses « technologies distribuées » décentralisant la puissance de calcul dans de simples ordinateurs ou des téléphones portables, Rifkin propose une révolution énergétique avec une production décentralisée d'électricité grâce à une myriade de panneaux solaires ou d'éoliennes.
« Chaque bâtiment dans le monde doit devenir une centrale en produisant son énergie à partir du soleil, du vent ou de la géothermie. » explique Rifkin qui propose également de résoudre les problèmes de stockage grâce à la fabrication d'hydrogène, et ceux de la distribution avec un méta-réseau de distribution, fonctionnant de la même manière que l'internet.
Un ambitieux projet politique, comparable à la conquête de la lune par les Etats-Unis, mais que Rifkin invite les Européens à mener. Reste à savoir si ces derniers feront preuve de l'audace et du volontarisme nécessaire pour mener un tel projet.